Lors de mes recherche sur les avocats et le web, j’étais tombé sur le rapport de Maître HAERI. Il s’agit d’un document de travail très utile pour comprendre les difficultés des avocats en 2017.

Ce rapport qui a été commandé par le précédent Garde des Sceaux et présente le futur de la profession mais surtout il ne s’arrête pas à un constat mais offre des préconisations.

Plusieurs domaines doivent être améliorés :

  • Les enseignements

La plupart des centres ont des problèmes de gouvernance doublés d’un programme réglé à l’heure près ne laissant pas la place à la nouveauté. L’enseignement est bien trop technique et ne forme par les avocats à leur véritable quotidien. Il devrait y avoir des matières relatives aux sciences humaines mai également de marketing, de management et du numérique. Une liste de compétences à acquérir est donnée comprenant notamment des outils de développement personnels. Beaucoup de changement sont nécessaires dans la formation initiale et continue des avocats.

Il convient de travailler en étroite collaboration avec les Universités et leurs cliniques juridiques. C’est en lisant ce rapport que j’ai appris l’existence de ces cliniques, permettant aux étudiants de diffuser le droit à destination du public.

  • Les nouvelles technologies

Les avocats ne sont pas préparés à la vague technologique qui continue de déferler. Nous ne sommes plus dans de la sensibilisation à l’outil informatique et d’envoyer un mail avec une pièce jointe. Aujourd’hui nous parlons de blockchain, d’open data, de monnaie virtuelle… Nous revenons à la formation qui ne permet pas réellement de suivre les évolutions.

Certains avocats sont plus sensibilisés que d’autres et les incubateurs d’avocats ont été créés. Il convient maintenant de se lancer dans la créations de services et de produits afin de démocratiser le droit.

  • La parité et la mixité

C’est une profession qui se féminise. C’est une bonne chose mais en réalité, nous basculons dans un autre extrême et il faut faire attention à l’absence de parité.

Concernant la diversité, la profession n’est pas accueillante pour la mixité sociale à l’exception de Paris et de Marseille (de part son histoire portuaire).

  • L’équilibre pro-perso

De nombreux cas de dépression et de burnout sont enregistrés. De véritables problèmes de dépendance (alcool et drogue) existent chez les Avocats. Il y a urgence à repenser la vie dans les cabinets d’avocats.

Effectivement il est difficile de cumuler vie perso, vie pro et en plus la création de produits innovants. Il faut effectivement repenser la formation post universitaire pour permettre aux Cabinets ne pérenniser leur profession.

 

Ce rapport est pour ma part innovant dans la mesure où il n’apporte pas qu’un constat mais bien des propositions d’améliorations de la profession.

Je vous souhaite une bonne lecture. 135 pages c’est peu pour prendre conscience des améliorations à apporter à sa profession.

Pour ma part, j’ai complètement revu  mes conditions de travail : plus de contrat de travail, location d’un espace de coworking, méditation, yoga, sport, réseaux professionnels (apprendre à pitcher son activité) et pour rien au monde, je retournerais en arrière !

P.S : Un article très intéressant Me HAERI sur le futur de la profession d’avocat qui complète bien le rapport présenté  https://www.lenouveleconomiste.fr/kami-haeri-avocat-61058/?utm_source=Sociallymap&utm_medium=Sociallymap&utm_campaign=Sociallymap )